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Les ateliers itinérants du bien vivre ensemble

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Cette expérience citoyenne questionne le concept du Vivre Ensemble et propose des pistes pragmatiques pour établir le dialogue avec les habitants d'un quartier.

L’idée porteuse du projet et née au fil de l’accompagnement des conflits de voisinage via la pratique de médiation.

En recueillant au quotidien la parole des personnes, les constats suivants ont été établis :

  • Besoin de s’exprimer à propos des actions/projets (ou absence) relatifs à leur lieu de vie ;
  • Vécu de certains citoyens d’être dépossédés, voire « oubliés » après le scrutin dans les décisions liées à la gestion de la vie communale ;
  • Vécu d’une trop grande distance entre élus et citoyens;
  • Carence d’espaces temps et lieu pour une libre circulation de la parole ;
  • Carence d’infrastructures pour créer des projets imaginés par les personnes concernées directement.

Objectifs:

Mettre en place des ateliers itinérants au cœur du namurois autour du concept du « bien habiter son quartier »  (bien vivre ensemble) avec pour objectifs de :

  • Susciter l’expression libre et créatrice des citoyens ;
  • Aider à la conscientisation du potentiel individuel et collectif (pouvoir d’actions) ;
  • Créer une passerelle  entre les citoyens et la sphère politique ;
  • Etablir une synergie concrète et efficiente entre ces deux systèmes (logique du win/win) ;
  • Permettre aux deux systèmes (citoyens/élus) d’œuvrer en cohérence, ensemble ;
  • Retisser du lien social.

Mise en oeuvre

Trois quartiers namurois ont été sélectionnés pour cette expérience pilote. Ces quartiers sont socialement différents, mais ils ont tous en commun un besoin de lieu d’expression invoqué par les habitants et un espace disponible pour tenir un atelier. Le service de Cohésion sociale a établi un partenariat local dans chaque quartier et a planifié trois rencontres sur un an, animées par un médiateur de la Ville de Namur. Les citoyens ont donc été conviés via des tracts à participer aux ateliers qui se tenaient en soirée.

Lors de ces ateliers, les citoyens étaient invités à expliquer comment ils vivaient leur quartier, ce que signifiait le vivre ensemble pour eux et ce qu’il faudrait pour atteindre ce « bien » vivre ensemble, comment ils envisageaient la création de lien social et s’ils se sentaient prêts à s’investir dans leur quartier. De ces réflexions, des actions concrètes ont émergé : fêtes de quartier, embellissement des rues et des façades, panneaux d’expression, accueil des nouveaux arrivants, listes de demandes à relayer aux élus locaux, etc.

Il est également prévu la mise en place, au cours de la nouvelle mandature, de budgets participatifs pour la première fois et de manière structurée dont les modalités d'application doivent encore être définies.

Résultats observés

Le concept est attractif pour les citoyens qui sont demandeurs d’espaces de paroles et de projets novateurs. Il est aussi attractif pour les élus et l’administration qui peuvent mieux percevoir les attentes et les difficultés des citoyens.

Plusieurs questions restent ouvertes par rapport à ce projet pilote : Comment créer des passerelles concrètes entre la parole des citoyens et la sphère des décideurs ? Comment éviter des dynamiques de pression de la part des citoyens ? Comment financer les projets qui émergent ? Comment passer de la revendication à l’action concrète ? etc.

Ce questionnement lance quelques pistes à explorer pour pousser le projet plus loin dans son développement :

  • Insérer d’emblée le projet sur la ligne de politique générale communale ;
  • Appréhender le projet en tant qu’outil d’exercice à la citoyenneté responsable et active ;
  • Créer une cellule spécifique liée à la gestion du projet ;
  • Développer le projet via l’organisation d’évènements liés à l’exercice de la démocratie et de la citoyenneté (tables rondes, symposiums etc… avec les citoyens et une équipe pluridisciplinaire) ;
  • Créer et développer sur la ligne du temps un réseau hors frontières autour du « Bien vivre ensemble ».

 

Porteur de projet

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Service de cohésion sociale
Jean-Luc Ansiaux, Chef du Service de Cohésion sociale